Comme vous avez déjà pu le constater en parcourant le blog, j'aime le piano et la poésie.
Il m'arrive parfois de mélanger les deux, c'est à dire de composer des accompagnements et des airs par rapport à des poèmes écrits.
Souvent, il s'agit de mettre en chanson des poèmes qui me tiennent vraiment à coeur.
Aujourd'hui, dès le lever, je me suis enfin sentie le besoin de me remettre à la création d'accompagnement, pour le poème "Te souviens-tu Mamie ?" que j'ai déjà posté sur le blog emploi.
L'air me traine dans la tête depuis plusieurs mois déjà, mais je n'arrivais pas à me décider pour l'accompagnement. Et le voilà qui est arrivé hier soir tandis que j'essayais de dormir, sans crier gare. Cette nuit, un rêve : j'étais devant un piano, à jouer devant un chanteur... il fallait donc que je le fasse aujourd'hui, que je commence à me prendre par la main pour la composition de la chanson !
Ca peut parfois prendre peu de temps, lorsqu'on ne veut mettre qu'un instrument, mais là je tiens à en mixer plusieurs, en mettant (logique pour une pianiste) le piano en valeur.
Pour le moment, je n'ai pu faire que la partie instrumentale, en mélangeant de l'orgue et du piano (le Clavinova imite vraiment très bien les deux), reste à ajouter la voix et peut-être d'autres instruments pour éviter le côté répétitif...
Et ce soir, je ressens d'accord, une certaine fierté d'avoir pu faire ça, mais le sentiment le plus important que je ressente est d'enfin pouvoir mettre des notes sur ces mots, parler d'une personne que j'aime en y mettant l'énergie que celle-ci n'a plus. Pouvoir à travers cette chanson montrer que je ne l'oublie pas, même si elle ne verra sans doute jamais le poème, et n'entendra jamais la chanson en question.
Souvent, on me fait plein de compliments sur les poèmes que j'écris, la façon dont ils sont écrits, mais ce ne sont que des mots qui viennent du fond du coeur, qui débarquent comme ça à un moment, d'un coup, sans prévenir, suite à de trop fortes émotions accumulées le plus souvent. La mise en chanson, c'est la même chose.
Certaines personnes crient, d'autres cassent des objets... Dans mon cas, c'est l'encre qui coule et les mots qui s'enchaînent et ainsi me déchaînent... Ou le piano défouloir qui a droit à la mélancolie ou à la joie, selon l'état du moment.
Et vous ne pouvez pas savoir le bien que ça peut faire...
Post scriptum : En raison des copies de chansons qui se font via le net, je ne les mettrai pas en ligne, j'espère que vous comprendrez ! Ca viendra peut-être par la suite quand j'aurai fait le nécessaire pour qu'on ne me prenne pas les droits d'auteur.
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