"Sainte Valentine"
Février avançait dans de bien fraîches brumes
Janvier était parti, laissant au loin les rois,
L'air frais de la marée faisait voler l'écume
Tandis que mon abri se trouvait dans tes bras.
Ce matin-là j’étais un peu dans le brouillard
Mais je savais aussi quel jour nous étions
Mes doigts vagabondaient sur notre piano noir
En attendant midi, que nous nous retrouvions.
Nous ne raffolons pas des fêtes commerciales
Nous ne faisons jamais dans les trop grands cadeaux
Mais cette occasion-là n’est pas des plus banales
Donc moi aussi j’avais prévu mon scénario.
Tu arrivas plus tard, ça je m’y attendais.
J’étais comme une enfant avec papa Noël ;
Je vis dans le couloir un grand et beau bouquet,
Te tendant en tremblant des dessous en dentelle.
Puis nous avons mangé un peu mieux que la veille :
Un bon rôti saignant et des haricots verts
Le tout agrémenté d’une boisson vermeille ;
En fond sonore un chant synonyme de lumière.
Et tu es repartie travailler rayonnante
Pendant que je rangeais les restes du repas,
Attendant que la nuit, notre fidèle amante
Vienne te ramener doucement sous les draps.
Aurélie, le 26 février 2007
(ma tentative à un certain concours ;-) )



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